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Des revues, des UMR, des listes de diffusion et des associations savantes se mettent en grève ! màj 17 janvier 2020

mercredi 15 janvier 2020, par Laurence

NB : cela a commencé le 17 décembre par la décision d’Open Edition "ils ferment les facs, fermons les sites". Voir ici le numéro 0.

29. Politique africaine

Motion du 16 janvier 2020 : https://polaf.hypotheses.org/4310
Le comité de rédaction de Politique africaine s’oppose au projet de réforme des retraites et de l’assurance chômage, ainsi qu’à la loi de programmation pluriannuelle de la recherche portée par le gouvernement. Le comité affirme son engagement dans le mouvement social en cours et se joint au mouvement de grève des revues académiques de sciences humaines et sociales. Par cette décision, nous entendons également dénoncer la logique de mise en concurrence accrue des chercheur·e·s, des équipes, des unités de recherche, des universités. Nous refusons que notre travail collectif d’appréciation des écrits de nos pairs soit instrumentalisé pour nourrir une logique d’évaluation permanente. Nous refusons ce projet de société qui, fondé sur les principes du management libéral, crée du mal-être, de la précarité, mais aussi, dans notre domaine d’activité, les conditions de développement d’une mauvaise recherche. Nous affirmons aussi l’importance fondamentale des mouvements sociaux comme mode d’expression et de pratique de la démocratie, à l’encontre de gouvernements qui, depuis des années, s’attachent à mettre en cause leur légitimité.

28. Revue Européenne des Migrations Internationales

17 janvier 2020
Le comité de rédaction de la Revue Européenne des Migrations Internationales déclare sa solidarité avec les mobilisations en cours contre le projet gouvernemental de réforme des retraites et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Nous suspendons jusqu’à nouvel ordre la publication de la revue. Nous appelons à soutenir les mobilisations, à y participer, à soutenir les caisses de grève. Nous remercions les collègues qui ont initié une mobilisation des revues de sciences sociales et sommes prêt·e·s à participer à des échanges en vue d’actions communes.

27. Métropoles
 ; https://twitter.com/RevueMetropoles
17 janvier 2020

Motion
La revue Métropoles se joint à la grève contre la réforme des retraites et la LPPR.
Une nouvelle fois depuis l’installation du gouvernement il y a bientôt trois ans, le pays exprime la plus grande inquiétude quant à l’organisation de notre solidarité nationale, et son refus d’un système produisant des inégalités croissantes. L’an passé déjà le mouvement des gilets jaunes, qui se poursuit, avait affirmé l’exigence d’une plus grande justice sociale et environnementale, et d’un renouvellement de la démocratie. Au-delà de cet attachement à la solidarité nationale, le mouvement en cours contre la réforme des retraites exprime aussi une volonté de la population de participation à la vie politique du pays, à la défense de son système de protection sociale qui en fournit le socle. La rédaction de la revue Métropoles, revue d’études urbaines dédiée à une lecture critique des phénomènes sociaux et des politiques publiques liées aux territoires, rejoint les mobilisations pour le retrait de la contre-réforme des retraites. Elle rejoint aussi les mobilisations en cours contre les contre-réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche (LPPR). Elle dénonce la répression policière du mouvement social. Aux côtés de nombreuses autres revues, d’OpenEdition, de collectifs de recherche de plus en plus nombreux, la revue Métropoles se déclare en grève.

Modalités de grève : suspension de l’examen des nouveaux articles et propositions de dossier ; suspension de l’AAC contester la Métropole ; suspension des réunions du comité de rédaction (report de la réunion prévue le 27/1)

26. Travail, genre et sociétés

16 janvier 2020

La revue Travail, genre et sociétés tient à exprimer sa solidarité avec la mobilisation interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites et contre le projet de profondes transformations de l’enseignement supérieur et de la recherche (LPPR – Loi de programmation pluriannuelle de la recherche). Elle rejoint le mouvement engagé par d’autres revues françaises de sciences humaines et sociales.
Spécialiste des questions de genre et travail, la revue Travail, genre et sociétés considère que les femmes seront les grandes perdantes du projet de réforme des retraites, en ne promouvant qu’une égalité par le bas. Su fait de la précarité, des carrières hachées, la plupart des retraité·e·s sous le seuil de pauvreté sont actuellement des femmes. La réforme accentuera encore cette profonde injustice.
En parallèle, les rapports préparatoires à la Loi de programmation préfigurent une accentuation des inégalités de genre déjà présentes dans l’Enseignement supérieur et la recherche. Des études ont déjà montré que la précarisation de l’emploi scientifique, la course à « l’excellent » et la managérialisation des universités et de laboratoires concourent à renforcer les inégalités de genre.
Le comité de rédaction décide donc de modifier le cours habituel de ses activités. La revue reporte jusqu’à nouvel ordre l’examen des propositions d’articles. Par ailleurs, elle bouscule son planning éditorial afin de programmer une nouvelle controverse sur Retraites, « toutes des gagnantes » ? Pour contribuer au débat social sur ces sujets,
elle met à disposition sur son site web l’ensemble des articles déjà publiés sur le thème des femmes et des retraites, ainsi que sur le genre des carrières académiques.
Travail, genre et sociétés prendra part à l’élaboration de réflexions et d’actions communes avec les collègues des autres revues mobilisées.
Motion votée à l’unanimité des présent·e·s le 16 janvier 2020.

25. Les Mondes du Travail

14 janvier 2020

Le Collectif Editorial de la revue Les Mondes du Travail a pris la décision de s’engager dans le vaste mouvement social contre le démantèlement du « modèle social français », dont la réforme des
retraites fait partie au même titre que l’ouverture à la concurrence de services publics, la réforme du
lycée ou la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR).
Les Mondes du Travail s’associe aux revues qui ont décidé de se mettre en grève ainsi qu’aux actions
des laboratoires de recherche et des équipes pédagogiques qui s’engagent dans la mobilisation.

Notre engagement prendra la forme de la grève active. Ce mode d’action appartient au même
répertoire que les contre-cours au lycée ou à l’université, la tenue de séminaires d’université populaire, les
coupures de courant d’électricité ou encore le redémarrage de la production sous contrôle ouvrier. Nous
avons opté pour ce mode d’action car notre activité, qui a toujours été bénévole, a tout intérêt à se
poursuivre en se situant désormais explicitement du côté du mouvement social.

Les sciences sociales sont d’abord des sciences dialogiques et ne peuvent réellement exister qu’en ouvrant
des champs de réflexion en lien avec les questions qui agitent la société. Les mobilisations et les grèves de
l’hiver 2019-2020 nous offrent l’occasion de démontrer qu’un engagement peut se pratiquer sans
renoncer à l’indépendance d’esprit ni à l’ambition scientifique.

Nous allons publier début février un numéro spécial hors–série (en ligne et format papier) et nous
invitons les chercheurs ainsi que les acteurs des mobilisations à y contribuer. De manière non exhaustive,
nous exprimons notre intérêt pour :

‐ les comptes rendus à propos d’évènements peu médiatisés tels que les assemblées générales,
les piquets de grève et autres actions non conventionnelles ;
‐ des éléments d’analyse à propos des difficultés de l’organisation d’actions de grève dans le
secteur privé ou parmi les catégories fortement exposés à la précarité et la
« flexploitation » ;
‐ des informations sur l’ampleur de la répression policière ou les sanctions dans le cadre
professionnel ;
‐ une analyse des dynamiques de solidarité interprofessionnelle qui transcende grévistes et
non-grévistes ;
‐ une information de synthèse sectorielle des mobilisations (RATPS, SNCF, hôpitaux,
éducation nationale, raffineries, etc) avec des témoignages d’acteurs en lutte ;
‐ des réflexions à propos du lexique de la réforme et de la communication gouvernementale ;
‐ une analyse de la « gouvernance de la réforme », du dialogue social et des enjeux
démocratiques et sociaux qui sous-tendent la réforme des retraites ;
‐ une radioscopie de la retraite à points ;
‐ une analyse des réorganisations en cours ou prévues dans le cadre des services publics
(ouverture à la concurrence, statut du personnel, etc.)
‐ des réflexions sur les forces et faiblesses du syndicalisme en France ;
‐ des comparaisons internationales au niveau européen ou au-delà ;
‐ des propositions alternatives de réformes du système de protection sociale.

Nous privilégions des articles courts 10 à 20 mille signes et proposons comme échéance pour la
livraison des textes le vendredi 24 janvier, à transmettre sur le mél de info@lesmondesdutravail.net

24. Cahiers des Amériques latines

Le comité de rédaction de la revue Cahiers des Amériques latines (CAL)
décide de suspendre ses activités en protestation contre les projets
gouvernementaux de réforme des retraites et de réforme universitaire
proposée dans ladite Loi de programmation pluriannuelle de la
recherche (LPPR). Ces deux projets s’inscrivent en continuité de la
destruction de l’État social et du service public que nous défendons
comme garanties d’une société intégrée et démocratique. Ces deux
initiatives ne feront qu’augmenter la précarité déjà vécue à
l’université comme ailleurs.
https://journals.openedition.org/cal/?lang=fr

23. Glad !

Glad ! revue sur le langage, le genre, les sexualités débraye à son tour et entre dans le mouvement de grève des revues.
Partie prenante de la mobilisation historique en cours et solidaires de nos camarades des divers secteurs en lutte contre la réforme des retraites en France, nous sommes en grève et cessons nos activités en lien avec la production universitaire jusqu’au retrait de cette réforme. Nous nous opposons à la destruction de nos services publics et de notre système de protection sociale. Nous dénonçons nos conditions de recherche et de travail, la précarisation accrue et la mise en concurrence généralisée des enseignant·es chercheur·es, aggravées par la LPPR.

Nous invitons les auteurices, les différent·es contributeurices et lecteurices de la revue à participer à la mobilisation en cours, notamment en se mettant en grève, en se rendant aux AG et aux manifestations, en contribuant aux caisses de grève, et en s’engageant dans les diverses actions contre les réformes en cours.
Une revue en grève dégage du temps pour ses différent·es participant·es : la suspension des activités de recherche est un excellent outil pour permettre aux travailleureuses de l’ESR de libérer du temps pour s’engager et militer contre le sabotage des retraites ou contre la LPPR sur leurs lieux de travail et en allant soutenir les autres secteurs en lutte. Faire grève des activités de recherche, c’est en premier lieu suspendre la lecture productive, l’évaluation, l’écriture d’articles mais aussi l’animation de la recherche (suspension des séminaires, fermeture d’openedition, report des publications, etc.).
Une revue en grève permet d’enrayer la publication, un des systèmes de production central de l’université et l’outil principal d’évaluation des carrières, base de l’attribution et de la répartition des salaires et des moyens ; cesser la publication est donc un levier de lutte pour enrayer la production.
Une revue en grève nous permet de nous poser la question de notre rapport au travail, de réfléchir à nos formes de luttes et à l’impact de nos mobilisations dans un contexte où la frontière entre le travail et le non-travail peut être estompée et où l’université tourne en partie grâce à du travail gratuit réalisé par des personnels précaires et mis en concurrence.
Nous appelons à une réflexion collective pour inventer des stratégies de publication dans le cadre de la mobilisation qui permettent de (re)penser la question de la production scientifique et du travail éditorial (par exemple, par une stratégie d’anonymisation des publications qui permette d’enrayer l’individualisation et la valeur marchande de nos savoirs).
Pour réfléchir collectivement à tout cela, et construire ensemble nos outils de lutte, nous viendrons à l’AG des revues organisée vendredi 17 janvier, 13h, à l’EHESS et nous gardons notre boite mail ouverte pour des échanges autour du mouvement et des stratégies de lutte depuis l’édition scientifique (revue.glad@gmail.com).
Vive la grève, vive la lutte et que s’amplifie la mobilisation dans l’enseignement supérieur et la recherche et au-delà !

Le comité de rédaction

22. Transposition. Musique et sciences sociales

La revue Transposition. Musique et sciences sociales suspend son activité

Depuis la rentrée, des déclarations de mobilisation se multiplient dans les revues scientifiques, les laboratoires, les UFR, les séminaires, afin de lutter contre le projet de réforme des retraites mais aussi contre les transformations annoncées de l’Enseignement supérieur et la recherche (entrée en vigueur prévue en 2021 de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche). Le comité de rédaction de Transposition, solidaire de la mobilisation interprofessionnelle en cours, suspend temporairement ses activités éditoriales et scientifiques.
En tant que revue comprenant une part non négligeable de "précaires" de la recherche dans son comité comme dans ses auteur·e·s, c’est-à-dire des doctorant·e·s et des docteur·e·s non rémunéré·e·s de façon pérenne par les institutions d’enseignement supérieur et de recherche pour lesquelles ils·elles travaillent, nous tenions à souligner que les coûts d’une telle action, bien que difficiles à mesurer, ne sont pas les mêmes pour tou·te·s. Néanmoins, alors que les attaques contre une Université ouverte et réflexive se multiplient, en parallèle d’une forte répression des mouvements de contestation, il nous importait de joindre nos voix au concert des fanfares, chants engagés et protestataires, archets établis sur les places hier, aujourd’hui et demain : pour faire monter le son !

Since the beginning of the academic term, many journals, research groups, departments, and research seminars have announced their involvement in the mobilization not only against the planned reform of pensions in France but also against the upcoming transformations of higher education and research (a new law is expected to become effective in 2021). The board of Transposition, as a gesture of solidarity with this general mobilization, temporarily suspends its editorial andw scientific activities.
As a journal that includes a significant part of precarious researchers in its board as well as among its authors, i.e. PhD candidates and PhDs who do not receive a regular remuneration from the higher education or research institutions they work for, we want to emphasize that the costs of such an action, though difficult to measure, are not the same for all.
Nonetheless, at a time when an open university conceived as a site of free thought is increasingly under attack, and when protests are brutally repressed, it is important for us to join the concert of the marching bands, of the protest songs and anthems, of the strings and bows playing on yesterday’s, today’s and tomorrow’s squares : in sum, to pump up the volume !

21. Appel du comité de rédaction de Clio, Femmes, Genre, Histoire, le 14 janvier 2020

Le 14 janvier 2020, des travailleurs et travailleuses de nombreux secteurs entament leur 41e jour de grève. Ce mouvement ne concerne pas la seule préservation des régimes spéciaux ou de privilèges corporatifs spécifiques. Il s’agit de défendre un système de protection sociale mais aussi des valeurs telles que la solidarité, le service public, la justice sociale. Le comité de la revue Clio FGH entend lui aussi, comme les comités de revues scientifiques qui ont ouvert la voie et nous ont fourni les mots, dénoncer la future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), "loi darwinienne et inégalitaire de la recherche" comme l’appelait de ses voeux le président du CNRS. Les documents préparatoires à cette loi prouvent qu’elle va encore fragiliser les conditions de production des savoirs et de transmission des connaissances, en dépit de constats clairs sur les besoins (emplois pérennes, accroissement des financements fondamentaux, faiblesse des salaires, etc.).
Le comité de rédaction de Clio FGH juge indignes les situations d’emplois précaires dans lesquels se trouvent de nombreux-ses et talentueux-ses jeunes collègues, en raison de la réduction drastique des emplois pérennes à l’Université et dans les établissements de recherche. Il est également très inquiet devant la précarisation des emplois du personnel de l’administration de la recherche – dédié à des fonctions d’édition par exemple – emplois très qualifiés et indispensables au fonctionnement et à la diffusion de nos disciplines. Il s’élève contre les logiques managériales de performance qui menacent nos métiers et qui assignent aux revues un rôle pernicieux d’évaluation des carrières et non plus de l’intérêt proprement scientifique des résultats de recherche.
Le comité de la revue Clio FGH s’élève contre la destruction de l’ensemble des services publics dont celui de recherche et d’enseignement supérieur, sur lequel les annonces contenues dans les rapports préparatoires à la LPPR font peser des risques graves. Il souhaite affirmer la nécessité du temps long dans l’élaboration du travail scientifique, notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales, et le rôle du collectif dans la production et la circulation des idées. Il souhaite affirmer la nécessité d’une université et d’une recherche publique et ouverte.
Pour toute cela et parce que les femmes seront particulièrement touchées par la réforme des retraites et la précarisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, le comité de la revue Clio FGH invite ses lectrices, lecteurs, autrices et auteurs à s’informer et participer aux actions collectives initiées ou relayées sur les sites de SLU, http://www.sauvonsluniversite.com/ , ou de RogueESR, http://rogueesr.fr/ Il appelle également à participer à la solidarité financière via les caisses de grève, par exemple auprès de : https://www.lepotsolidaire.fr/pot/solidarite-financiere

20. Genre & Histoire

"Le comité de rédaction de la revue Genre & Histoire a décidé de se mettre en grève à compter du 15 janvier 2020 pour exprimer son soutien au mouvement contre la réforme des retraites, particulièrement préjudiciable aux femmes, mais également aux enseignant.es de tous les niveaux, aux chercheur·es, à tous les agents de la fonction publique et à tous les jeunes que les enseignant·es-chercheur·es forment à la vie professionnelle.
Ce comité souhaite également manifester son opposition à la loi pluriannuelle de programmation de la recherche, dont les documents préparatoires font craindre qu’elle ne précarise encore plus les jeunes chercheur·es et rende plus difficiles les différentes formes de valorisation de la recherche auxquelles les revues électroniques participent.
Les membres du comité cessent donc leurs activités éditoriales jusqu’à nouvel ordre et se joignent aux autres revues en grève pour organiser des actions collectives contre la destruction programmée de nos services publics et de notre système de protection sociale. Elles et ils invitent auteur·rices et lecteur·rices à se joindre au mouvement. « 

Pour le comité de rédaction de Genre&histoire
Marianne Thivend et Dominique Picco

19. Carnets de géographes

A la suite des revues Genèses, Sociétés contemporaines et Actes de la recherche en sciences sociales, suivies par de nombreuses autres chaque jour, la revue Carnets de géographes a voté le communiqué suivant :

"Les comités de direction et de rédaction des Carnets de géographes s’opposent à la réforme des retraites et participent donc au mouvement social qui la conteste fermement. Ils s’associent à la mobilisation des universités, laboratoires et revues en lutte contre la destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Afin de soutenir cette mobilisation, la revue suspend ses activités d’évaluation d’articles et de propositions de dossier. Le numéro varia annuel qui devait s’ouvrir en ce début d’année est ainsi reporté sine die.
La revue encouragent ses lecteurs, lectrices, contributrices et contributeurs à soutenir et participer à toutes les actions locales et manifestations nationales, à participer aux assemblées générales interprofessionnelles et celles du mouvement des "Facs et labos en lutte", à contribuer aux caisses de grève, pour intensifier et élargir la mobilisation, à travailler avec les camarades des autres revues en vue d’interventions communes."
En espérant que d’autres revues de géographie suivront et pourront s’associer aux initiatives à venir.
Solidairement
FR

18. RT24 (Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité) de l’AFS

Le RT24 (Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité) de l’AFS se déclare en lutte aux côtés des grévistes.
Nous nous opposons aux projets de réformes actuelles des retraites qui s’inscrivent dans une longue lignée de destruction des acquis sociaux, de remise en cause des mécanismes de solidarité, et d’aggravation des inégalités. Elle frappera les femmes de manière particulièrement aigue.
La philosophie néolibérale de ces réformes est la même que celle qui malmène l’ESR depuis trop longtemps. Cette même philosophie sera à l’œuvre dans la très prochaine loi de programmation pluriannuelle de la recherche.
Chercheur.e.s en sciences sociales, nous sommes également particulièrement inquiet.e.s face au recours récurrent à la répression administrative, policière et judiciaire pour étouffer les contestations. Ces formes de répression frappaient déjà très durement les quartiers populaires et les personnes faisant l’objet du racisme, les voici étendues à l’ensemble de la société, même si elles restent plus brutales envers les groupes racisés et prolétarisés.
Nous nous déclarons en lutte et exprimons notre solidarité avec l’ensemble des personnels mobilisés, de l’ESR et d’ailleurs. Nous suspendons l’ensemble des activités de notre RT.
Nous incitons chacun.e à se mettre en grève et à participer à l’ensemble des mobilisations sur leurs lieux de travail comme ailleurs. Nous invitons également tous les collègues qui le peuvent à contribuer aux diverses caisses de solidarité locales ou nationales, sectorielles ou collectives qui existent.

Solidairement,
Les membres du bureau du RT24 de l’AFS

17. Mouvement des idées et des luttes

Mouvements des idées et des luttes se déclare solidaire et engagée dans le mouvement social historique qui vise à faire échouer le projet gouvernemental de réforme des retraites et à promouvoir des solutions alternatives à l’allocation de revenus décents et égalitaires pour tou·tes. La réforme que le gouvernement s’entête à imposer de force se traduirait par une réduction des pensions pour toutes et tous, notamment pour les femmes et les salarié·e·s aux parcours précaires, un allongement de la durée de vie au travail, une accentuation des inégalités sociales quant à l’espérance de vie en bonne santé, un recul des principes de solidarité au bénéfice des principes néolibéraux et individualistes. Face à la brutalité de la répression policière et idéologique, le mouvement social en cours poursuit sa réinvention dans le sillage des mobilisations des Gilets Jaunes, des quartiers populaires, des communes, des syndicalismes transnationaux, contre l’oppression sexiste, le pouvoir de la finance... Autant de luttes auxquelles Mouvements a contribué par ses dossiers récents. Dans la même logique, nous avons modifié notre planning pour publier, après deux dossiers déjà en édition ("Vive les communes !" et "Algérie en révolution(s)"), un dossier consacré au renouvellement enthousiasmant des formes de la grève.
Nous invitons d’ailleurs chacun·e à alimenter au mieux de ses possibilités personnelles les caisses de solidarité financière aux grévistes et à rejoindre non seulement les manifestations mais aussi les piquets de grève et autres modes d’action.
La revue dispose d’un site indépendant de ses parutions trimestrielles (mouvements.info) où toutes les contributions, en particulier sur le mouvement social en cours, sont les bienvenues.

16. Champ pénal/ Penal Field

Champ Pénal tient à exprimer sa solidarité au mouvement de grève engagé par les revues françaises, en soutien à la mobilisation interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites et contre les transformations annoncées du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

En tant que revue bilingue et internationale de par la composition de son bureau exécutif et de son conseil scientifique, nous souhaitons par cette prise de position collective appuyer la défense de droits dont la remise en cause est loin de se limiter à la France. Il en va notamment des conditions de travail et d’autonomie scientifique dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Dans ce cadre, la revue modifie le cours habituel de ses activités pour contribuer au mouvement sous différentes formes, et en particulier par le recueil et la publication prochaine de témoignages d’universitaires (précaires et statutaires) de différents pays sur les évolutions en cours dans le monde académique, reflets de changements structurels de plus grande ampleur. Nous allons également prendre part à l’élaboration de réflexions et d’actions communes avec nos collègues des autres revues mobilisées.

15. La revue Biens symboliques/Symbolic Goods

Le comité de rédaction de BS/SG, solidaire de la mobilisation interprofessionnelle en cours contre le projet de réforme des retraites et contre les transformations annoncées de l’Enseignement supérieur et la recherche, suspend ses activités éditoriales et scientifiques.

Alors que la réforme de l’assurance chômage a déjà fortement dégradé la situation des plus précaires d’entre nous, et alors que, de la discrimination du dispositif fort mal nommé « Bienvenue en France » jusqu’à Parcoursup et son objectif de sélection sociale à peine dissimulé à l’entrée de l’université, nos étudiant.e.s subissent de plein fouet la violence des réformes portées par ce gouvernement, nous proclamons notre attachement à un service public de l’enseignement et de la recherche en France, à une université ouverte et à une recherche libre, diverse, fondée sur la « désexcellence » et prenant le temps de la réflexion.

Or, avec l’allongement annoncé du temps d’enseignement des universitaires, la précarisation toujours plus importante des statuts d’emploi, la réduction du nombre de postes et la concentration des moyens sur des projets clinquants et conçus sur le court-terme, les réformes annoncées vont mettre en péril notre capacité individuelle et collective à produire et diffuser des savoirs autonomes, informés et pertinents.
En outre, parce que nous nous inquiétons de la restriction des droits à la retraite, de la répression croissante du mouvement social ainsi que de la dévalorisation et de l’appauvrissement de la fonction publique (éducation, justice, santé, etc.), le comité de rédaction de BS/SG encourage les collègues de l’ESR, les départements, les UFR, les conseils de laboratoire, etc. à se mettre en grève, à soutenir les grévistes de la SNCF et de la RATP via les caisses de grève (https://paris.demosphere.net/post/63), et à participer aux manifestations et aux actions des 14, 15 et 16 janvier prochains.

Le comité de rédaction de BS/SG remercie les collègues ayant initié cette mobilisation inédite des revues et participera avec enthousiasme à des réflexions, des actions et des interventions communes.

14. La liste EFiGiES

Pour soutenir les mobilisations en cours contre la réforme des retraites, contre la casse du service public, contre la LPPR à venir, le réseau EFiGiES a décidé de se mettre en grève. Ne seront diffusées que les informations relatives aux mobilisations (AG, manifestations, grèves, actions locales etc.).

EFiGiES est en effet une association qui promeut la solidarité et qui lutte contre la précarité des jeunes chercheurses. De plus, EFiGiES est une association administrée grâce au travail bénévole de jeunes chercheurses ; il est toujours important de le rappeler. Aussi nous paraît-il nécessaire de résister face à un gouvernement qui paupérise, qui précarise, qui méprise toujours plus les personnes déjà minorisées.

Nous soutenons les mouvements en cours, dans l’ESR comme ailleurs, et vous invitons à les rejoindre, à les soutenir, à les entretenir (cortèges lors des manifestations, caisses de solidarité pour les personnes précaires ou en grève depuis le début du mouvement, grève des événements scientifiques et des enseignements etc.).
Bonne lutte à toustes.
Féministement,
Le Bureau d’EFiGiES

13. Le Centre d’Economie Politique (CEPN)

Dans le cadre du mouvement de grève contre la réforme des retraites et la LPPR, et pour l’extension de la cotisation sociale, comme d’autres institutions de la recherche ces dernières semaines, le site internet du CEPN de l’Université Paris 13 a été temporairement désactivé.
Alors même que les activités de communications n’ont jamais été aussi sollicitées ou déterminantes pour les carrières (circulation des savoirs, évaluations, individualisation des carrières individuelles, changement du nom de l’université, etc.), les actions de ce type représentent des modalités concrètes permettant l’arrêt du travail des chercheur-ses.

Sur le site

Les organisateur.rice.s et animateur.rice.s du site du CEPN et du séminaire « Atelier d’économie politique » soutiennent et participent activement aux mobilisations en cours et invitent l’ensemble du personnel à les rejoindre en se mettant en grève !

Comme vous le savez la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit et celle contre la loi de programmation pluriannuelle de la recherche commence. Ces deux réformes vont avoir pour conséquences directes la fragilisation et la réduction drastique de nos pensions pour la première et d’institutionnaliser la précarité de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses (la suppression du statut de MCF, disparition progressive des agents administratifs titulaires, etc.) pour la seconde. Ces attaques viennent s’ajouter à une longue série depuis la LRU notamment, à un contexte très dégradé à l’Université Sorbonne (banlieue) Paris Nord par une insuffisance de ses moyens, et par la structuration de nos disciplines (extinction du pluralisme).

Notre Unité Mixte de Recherche est ainsi particulièrement touchée. La bonne volonté et la motivation des un.e.s et des autres ne peuvent plus pallier les trop nombreuses défaillances et l’absence de soutien de nos instituions. Il nous est impossible de continuer physiquement et psychologiquement comme si de rien n’était. Les précaires et les titulaires précarisé.e.s de l’ESR en ont assez ! Nous ne pouvons plus, nous ne voulons plus !

Dans ces conditions nous décidons les diverses modalités suivantes : de soutenir financièrement et physiquement la grève en cours (caisses de grève) et de nous mettre en grève tout ou partiellement.
Cela se traduit dans le cas présent par la suspension, à l’image de l’initiative d’Open edition, des activités du site du CEPN et de certains des séminaires du CEPN qui nous le rappelons sont assurés de manière bénévole et essentiellement par des précaires alors même que les activités de communications n’ont jamais été aussi sollicitées ou centrales (circulation des savoirs, évaluations, carrières individuelles, changement de nom, etc.).

Conformément à la motion de l’Assemblée Généraledu14 décembre à Bagnolet de la coordination nationale des facs et labos en lutte, nous appelons l’ensemble de nos collègues notamment titulaires à se mobiliser (puisque leur statut le leur permet amplement, appel) contre ces casses du système de retraite et de l’ESR et pour construire des lendemains qui chantent !
Restons mobilisés.e.s jusqu’au retrait !

12. Revue d’histoire du XIXe siècle

Le comité de rédaction de la Revue d’histoire du XIXe siècle est pleinement engagé dans le mouvement social.

La rédaction de la Revue d’histoire du xixe siècle, éditée par la Société d’histoire de la révolution de 1848, affirme son entière solidarité avec le mouvement en cours contre la réforme des retraites. Comme cela a été largement rappelé depuis le 5 décembre, cette réforme ne vise pas à plus d’égalité. Elle aura pour conséquence une baisse des pensions et un report de l’âge effectif de départ à la retraite. Elle créera une grande incertitude sur le niveau attendu des pensions. Elle accroîtra la place ouverte à l’épargne retraite et donc aux fonds de pension. Elle creusera les inégalités, déjà patentes, entre retraités, et maintiendra celles qui affectent les carrières des femmes au regard de celles des hommes. Elle pénalisera particulièrement ceux dont les emplois sont pénibles et l’espérance de vie plus réduite.

Cette réforme des retraites s’inscrit dans une offensive contre les acquis de la protection sociale et vise aussi les services publics (hôpitaux, santé, éducation…), y compris le service public d’enseignement supérieur. À cet égard, le désengagement de l’État dans le financement des universités et la future Loi pluriannuelle de programmation de la recherche (LPPR) sont dans la continuité d’un démantèlement en bonne et due forme.

Pleinement engagés dans le mouvement social en cours, les membres de la rédaction de la Revue d’histoire du xixe siècle participent aux actions locales et nationales, aux assemblées dans les villes et les établissements. Nous exprimons notre détermination à contribuer à faire échouer les projets funestes de ce gouvernement et nous publierons dans les prochains jours plusieurs textes sur l’histoire des luttes sociales et des premières caisses de retraite au xixe siècle.
11 janvier 2020

11. Liste ASES (association des sociologues de l’Enseignement Supérieur)

La liste ASES suspend les publications sur la liste de tous les mails ayant trait aux annonces de séminaires, publi (il faudra les renvoyer )… et encourage les collègues à annuler /repousser leurs manifestations.
Evidemment, la liste ASES continue et continuera évidemment à diffuser toutes les informations, analyses, motions, débats concernant les luttes en cours !!!

10. Politix

La revue Politix se joint au mouvement de protestation en cours contre le projet de réforme des retraites et contre les réformes prévues pour l’Enseignement supérieur et la recherche. La revue dénonce la remise en cause de notre système de protection sociale, la destruction de l’ensemble de nos services publics, la marchandisation de la connaissance et la précarisation des producteurs et productrices de savoir. Nous nous engageons et appelons à soutenir toutes les actions locales et manifestations nationales, à participer aux assemblées générales interprofessionnelles et à celles du mouvement des "Facs et labos en lutte", à contribuer aux caisses de grève, pour intensifier et élargir la mobilisation, à travailler avec les camarades des autres revues (Genèses, Sociétés contemporaines, Actes de la recherche en sciences sociales, etc.) en vue d’interventions communes.

Le comité de rédaction de Politix. Revue des sciences sociales du politique

9. Politiques de communication

Le comité de rédaction de la revue Politiques de communication apporte son soutien inconditionné au mouvement de contestation contre la destruction de l’actuel système des retraites ainsi qu’à tous les salariés engagés dans la défense d’une société plus solidaire.
Il souhaite réaffirmer la nécessité du travail scientifique, notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales, afin de lutter contre l’asservissement de la connaissance à des intérêts privés et le renforcement des formes de domination qu’un savoir sous influence ne manquerait pas d’exercer.
La revue se joint aux appels déjà diffusés par les comités de rédaction de plusieurs revues qui invitent auteurs et lecteurs à soutenir toutes les actions engagées localement.

8. Critique internationale

Critique internationale soutient la mobilisation interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites et contre les réformes prévues pour l’Enseignement supérieur et la recherche. Comme nos collègues de différentes revues et de la plateforme revues.org, nous nous joignons à ce mouvement de protestation. La précarisation des carrières des producteurs et productrices de savoir et des jeunes chercheurs qui ira en s’accélérant avec les nouvelles réformes prévues pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche, met en danger les conditions d’exercice de la recherche et de sa valorisation.

Le comité de rédaction de la revue Critique internationale est partie prenante de la mobilisation et se joint à la proposition de Politix de travailler avec d’autres revues en vue d’interventions communes.

Le comité de rédaction de Critique internationale

7. Participations

Le comité de rédaction de Participations salue l’initiative prise par plusieurs revues (Genèses, des Actes de la recherche en sciences sociales, de Sociétés contemporaines, de la Nouvelle Revue du travail, de Genre, sexualité & société...) consistant à rejoindre le mouvement de grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites, qui entre dans sa sixième semaine.
Contre la remise en cause de notre système de protection sociale, contre la destruction de l’ensemble de nos services publics dont celui de recherche et d’enseignement supérieur, sur lequel les annonces contenues dans les rapports préparatoires à la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) font peser des risques graves, le comité de rédaction se met au service de la grève.
Nous suspendons la parution de nos numéros et reportons l’examen et l’évaluation des textes et dossiers qui nous sont proposés. Nous nous engageons à consacrer le temps ainsi libéré à participer à la mobilisation en cours : actions et manifestations, organisation sur nos lieux de travail, avec nos collègues et dans les cadres interprofessionnels, et contribution aux caisses de grève. Nous appelons nos collègues à nous rejoindre.

Solidairement,

Le comité de rédaction de Participations

6. Tracés.

Tracés se joint à la grève contre la réforme des retraites et la LPPR !
Le 9 janvier 2020, des travailleurs et travailleuses de nombreux secteurs entament leur 36e jour de grève. Contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, ce mouvement ne concerne pas la seule préservation des régimes spéciaux ou de privilèges corporatifs spécifiques. Il s’agit de défendre un système de protection sociale mais aussi des valeurs telles que la solidarité, l’idée de service public, de justice sociale.
Notre comité de rédaction est particulièrement sensible, par sa composition et ses intérêts scientifiques, aux situations de précarité dans le monde universitaire, tant du côté de l’enseignement, que de la recherche et des fonctions support (Biatss, ITA), ainsi que chez les étudiant.e.s
En suivant l’initiative prise par Genèses. Histoire et sciences sociales, nous nous mettons en grève et interrompons l’ensemble de nos activités éditoriales. Nous entendons par là participer à la lutte contre la réforme des retraites qui, comme celle du chômage, va toucher de plein fouet le monde universitaire, en particulier les plus précaires. Nous entendons aussi dénoncer la future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), dont les conditions d’élaboration restent opaques, et dont les documents préparatoires prouvent qu’elle va encore fragiliser les conditions de production des savoirs et de transmission des connaissances, en dépit de constats clairs sur les besoins (emplois pérennes, accroissement des financements fondamentaux, faiblesse des salaires, etc.).
Notre comité de rédaction, attentif aux conditions de travail des sciences humaines et sociales (cycle Les sciences humaines et sociales au travail), juge insupportables les situations de sous-emploi ou d’emplois précaires dans lesquels se trouvent de nombreux-ses et talentueux-ses jeunes collègues, en raison de la réduction drastique des emplois pérennes à l’Université et dans les établissements de recherche .

Plus encore, nous sommes très inquiet-es devant la précarisation des emplois de BIATSS – dédiés à des fonctions d’édition par exemple – emplois très qualifiés et indispensables à la diffusion de nos disciplines. Or, l’actuelle structuration de l’emploi – carrières hachées, internationales, sous-payées – va empêcher le personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche d’atteindre un niveau acceptable de retraite
En soutien et en participation aux luttes en cours, le comité de rédaction de Tracés. Revue de sciences humaines a décidé de se mettre en grève. Il appelle à participer aux journées de mobilisation des 9, 10 et 11 janvier 2019 et invite à réfléchir à toute forme d’action pour soutenir la lutte contre les retraites et une autre politique de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Les membres du comité s’engagent à contribuer aux caisses de grève indiquées ci-après (parmi d’autres) et appellent les lectrices et lecteurs à en faire autant.

https://www.lepotcommun.fr/pot/solidarite-financiere
https://bloquonsblanquer.fr/caisses-de-greve-2/
https://www.lepotsolidaire.fr/pot/shwk4fae

Solidairement,
le comité de rédaction de Tracés.Revue de sciences humaines

5. Genre, sexualité et société

À la suite d’autres revues, le comité de rédaction de Genre, sexualité & société a décidé de se mettre en grève à compter du 9 janvier afin de soutenir les luttes en cours contre la réforme des retraites et la loi pluriannuelle de programmation de la recherche (LPPR). À partir de maintenant et jusqu’à nouvel ordre, le comité n’examinera aucun article et aucune proposition de dossier.

Cette décision permettra aux membres du comité de rédaction, ainsi qu’aux différentes personnes collaborant avec la revue, de participer pleinement à ce mouvement. En effet, que ce soit la réforme des retraites, ou la LPPR, ainsi que de nombreuses réformes prévues ou réalisées, ces projets participent à la destruction d’une université et d’une recherche publique et ouverte, et accentuent les inégalités déjà fortes au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Nous appelons celles et ceux qui le peuvent à rejoindre le mouvement et à participer aux caisses de grève.

Solidairement
Le comité de rédaction de GSS.

4. La Nouvelle Revue du Travail

Merci à la revue Genèses d’avoir initié ce mouvement !

Enseignants-chercheurs et chercheurs membres de la rédaction de la Nouvelle Revue du Travail (NRT), impliqués dans l’analyse critique des transformations du monde du travail, nous déclarons à la fois solidaires et engagés dans l’important mouvement social en cours. Nous nous opposons fermement au projet gouvernemental de réforme des retraites : il se traduirait par une réduction de leur niveau pour toutes et tous, notamment pour les femmes et les salarié.es aux parcours précaires, un allongement de la durée de vie au travail, une accentuation des inégalités sociales en termes d’espérance de vie en bonne santé, un recul des principes de solidarité au bénéfice des principes néo-libéraux et individualistes. Nous refusons également l’accélération du démantèlement du service public d’éducation supérieure et de recherche et la généralisation des principes concurrentiels et élitistes ainsi que de la précarité professionnelle en son sein. Nous soutenons les propositions alternatives d’amélioration du système de retraites et de rénovation de l’enseignement supérieur et de la recherche portées par le mouvement syndical.

Par ailleurs, la NRT est solidaire des personnels d’OpenEdition qui s’opposent à la réforme des retraites et qui ne peuvent s’exprimer sur la plateforme qui les emploie. Les membres du comité de rédaction agissent aussi pour élargir le mouvement à d’autres revues académiques sensibles aux dangers de la réforme des retraites et de la poursuite de la politique actuelle dans l’enseignement supérieur et dans la recherche scientifique.

Dans l’immédiat nous mettons à disposition de tous les acteurs engagés dans la lutte, une sélection des articles que nous avons publiés depuis la création de la NRT, en 2012, notamment autour des thèmes suivants : retraites, pénibilité du travail, services publics, et syndicalisme. Et nous vous invitons à alimenter au mieux de vos possibilités personnelles les caisses de solidarité financière aux grévistes (liste sur le Carnet de la NRT ci-dessous).

https://nrt.hypotheses.org/la-nouvelle-revue-du-travail-se-joint-au-mouvement-social-en-cours

3. Actes de la Recherche en Sciences Sociales

Le comité de rédaction des Actes de la Recherche en Sciences Sociales s’oppose à la réforme des retraites et participe donc au mouvement social qui la conteste fermement. Il s’associe à la mobilisation des universités, laboratoires et revues en lutte contre la destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Afin de permettre à chacune et chacun de s’engager dans cette mobilisation, la revue suspend ses activités d’évaluation d’articles et de propositions de dossier – la publication prochaine du numéro 230 “Au service des riches”, dont la fabrication s’est achevée avant le début du mouvement, ne relève plus depuis plusieurs semaines de son activité.
A compter d’aujourd’hui, 8 janvier 2020, la revue se met donc au service de la grève. Le comité de rédaction de la revue encourage ses lecteurs, lectrices, contributrices et contributeurs à se mobiliser pour un système de protection sociale basé sur la solidarité et qui ne soit pas mis « au service des riches », et leur donne rendez-vous dans la rue, dans les assemblées générales – et les caisses de grève.

2. Sociétés contemporaines

Jeudi 9 janvier, la mobilisation interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites entrera dans sa sixième semaine. Comme nos collègues de la plateforme revue.org/open edition et de la revue Genèses, nous nous joignons à ce mouvement de protestation. Contre la remise en cause de notre système de protection sociale, contre la destruction de l’ensemble de nos services publics, contre la marchandisation de la connaissance et la précarisation des producteurs et productrices de savoir [qui ira en s’accélérant avec les nouvelles réformes prévues pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche], le comité de rédaction de la revue Sociétés contemporaines est désormais en grève. Nous suspendons la parution de nos numéros et reportons l’examen des textes qui nous sont proposés.

Nous nous engageons et appelons à soutenir toutes les actions locales et manifestations nationales, à participer aux assemblées générales interprofessionnelles et celles du mouvement des "Facs et labos en lutte", à contribuer aux caisses de grève, pour intensifier et élargir la mobilisation, à travailler avec les camarades des autres revues en vue d’interventions communes.

1. Genèses

La revue Genèse est en grève
Le 6 janvier 2020, le mouvement social en France entame son 33e jour de grève. Contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, ce mouvement ne concerne pas la seule conservation de régimes spéciaux ou de privilèges corporatistes spécifiques. Il s’agit de défendre non seulement un système de protection sociale, mais aussi des valeurs telles que la solidarité, l’idée de service public, l’indépendance de la recherche (et, au-delà, de la possibilité de décrire rationnellement le monde), face à la lente destruction des conditions de production du savoir et à sa marchandisation qui menace l’accès de tou.tes aux connaissances.

En soutien et en participation aux luttes en cours, le comité de rédaction de Genèses a décidé de se mettre en grève : à partir de maintenant et jusqu’à nouvel ordre, le comité n’examinera aucun article et aucune proposition de dossier. Le numéro prévu pour le début de l’année est ainsi reporté sine die et sera remplacé par un numéro spécial « En grève ».
Les membres du comité s’engagent à contribuer aux caisses de grève indiquées ci-après (parmi d’autres) et appellent les lectrices et lecteurs à en faire autant.

https://www.lepotcommun.fr/pot/solidarite-financiere
https://bloquonsblanquer.fr/caisses-de-greve-2/
https://www.lepotsolidaire.fr/pot/shwk4fae

Solidairement

0. Pour le retrait du projet de loi sur les retraites, les plateformes
d’OpenEdition sont inaccessibles (17 décembre)

Français English Deutsch Español Italiano Portuguese ىبرع

Français
Le 16 décembre 2019, les personnels d’OpenEdition, infrastructure de
recherche publique française, réunis en assemblée générale, ont voté
(81 %
des votes exprimés) l’inaccessibilité aux plateformes OpenEdition
Journals,
OpenEdition Books, Calenda et Hypothèses pour une durée de 24 heures à
partir du 17 décembre, minuit, heure française.
Nous nous associons aux travailleurs et travailleuses des secteurs public
et
privé en lutte et nous demandons le retrait du projet de loi de réforme
des
retraites actuellement défendu par le gouvernement français.

English

On the 16th of December 2019, the staff of OpenEdition, a French public
research infrastructure, met in general meeting and voted (81% in favour)
to
make OpenEdition Journals, OpenEdition Books, Calenda and Hypotheses
platforms unavailable for 24 hours, starting on the 17th of December at
midnight, French time (CET UTC +1).
We join public and private sector workers in the struggle and call for the
withdrawal of the pension reform bill currently being pushed by the French
government.

Deutsch

Am 16. Dezember 2019 stimmten während einer Generalversammlung die
Mitarbeitern und Mitarbeiterinnen von OpenEdition, einer öffentlichen
französischen Forschungsinfrastruktur, mit 81% der abgegebenen Stimmen
Pour le retrait du projet de loi sur les retraites, les plateformes d’...
https://www-openedition-org.inshs.bib.cnrs.fr/mouvement17de...
1 sur 3 17/12/2019 à 00:11
dafür, die Plattformen OpenEdition Journals, OpenEdition Books, Calenda
und Hypotheses für einen Zeitraum von 24 Stunden ab dem 17. Dezember
um Mitternacht (französische Zeit) unzugänglich zu machen.
Wir schließen uns den Arbeitnehmern und Arbeitnehmerinnen des
öffentlichen und privaten Sektors im Kampf an und fordern die Rücknahme
des Gesetzes zur Rentenreform, das derzeit von der französischen
Regierung verteidigt wird.

Español

El 16 de Diciembre 2019, el personal de OpenEdition, infraestructura
francesa de investigación pública, reunido en asamblea general, ha
votado
(con un 81% de votos a favor) la inaccesibilidad a sus cuatro plataformas
electrónicas, a saber : OpenEdition Journals, OpenEdition Books, Calenda
e Hypothèses, a partir de las 00h del 17 de Diciembre de 2019 (hora
francesa) y por una duración de 24 h.
De esta forma nos asociamos a las trabajadoras y los trabajadores en
lucha, tanto del sector público como del privado, contra la nueva reforma
del plan de pensiones, y pedimos la retracción de dicho nuevo proyecto de
ley, defendido actualmente por el gobierno francés.

Italiano

Il 16 dicembre 2019 il personale di OpenEdition, infrastruttura di ricerca
pubblica francese, si è riunito in assemblea generale, votando (con
l’81%
dei voti a favore) la chiusura dell’accesso alle piattaforme :
OpenEdition
Journals, OpenEdition Books, Calenda e Hypothèses, per una durata di 24
ore a partire dalla mezzanotte del 17 dicembre, ora francese.
Ci associamo alle lavoratrici e ai lavoratori del settore pubblico e
privato in
lotta e chiediamo il ritiro del progetto di legge di riforma delle pensioni
difeso
dal governo francese.

Portuguese

Pour le retrait du projet de loi sur les retraites, les plateformes d’...
https://www-openedition-org.inshs.bib.cnrs.fr/mouvement17de...
2 sur 3 17/12/2019 à 00:11
Em 16 de dezembro de 2019, a equipe do OpenEdition, uma infraestrutura
de investigação pública francesa, reunida em assembléia geral, votou
(81%
dos votos expressos) para tornar as plataformas OpenEdition Journals,
OpenEdition Books, Calenda e Hypotheses inacessíveis por um período de
24 horas a partir de 17 de dezembro, meia-noite, hora francesa.
Juntamo-nos aos trabalhadores do sector público e privado na luta e
apelamos à retirada do projeto de lei da reforma das pensões que o
Governo francês defende actualmente.

ىبرع

نشر الالكتروني المفتوح) ، إحدى البنى
العامة للبحث
رثإ ةسلجلا ةّماعلا يفظومل OpenEdition ) الٌ
يملعلا ،يسنرفلا دعبو تیوصت ةیبلغلأا ( 81
%من الأصوات)، تق ّر ِر عدم إمكانیة استعمال
موارد المنابر
ٌشر الالكتروني المفتوح للمجلات العلمیة ،
(journals for OpenEdition (الن ٌشر الرقمیة للبّوابة
 :الن
ينورتكللاا حوتفملا بتكلل (books for OpenEdition
،(تارھاظتلا ةیملعلا ( Calenda : ، ( تانّودملا
(Hypothèses (لمّدة 24 ةعاس ةیادب نم خیرات 2019/12/17
) ىلإ فصتنم لیللا تیقوتب اسنرف .)
ومساندة للعاملین العاملین في القطاعین
لعا ّم والخا ٌص، ننضٌم إلى حركة ال ٌصراع
المطالبة بسحب مشروع
نوناق حلاصإ تاشاعملا يذلا عفادت ھنع
ةموكحلا ةیسنرفلا ایلاح