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Élections à la COMUE "Paris-Lumières" (suite) : Communiqué des listes Décidons en commun de notre avenir ! - 15 septembre 2015

samedi 19 septembre 2015, par Clèves, princesse(s)

On prend les mêmes et on recommence ?

Nos deux présidences d’université et leurs candidats « uniques » (si uniques qu’ils ne peuvent être remplaçables) ont de la suite dans les idées. Le 11 juin la majorité du CA de la ComUE avait clairement rejeté l’élection de ces candidats uniques. Dans les semaines qui suivirent se déroula un ballet dont le ridicule le disputait au pathétique : comme pris par un vent de panique, tour à tour, d’une semaine à l’autre, les président(e)s nous disaient qu’on devait élire les président et vice-président de la ComUE, puis seulement le président, puis plus personne, selon qu’ils pensaient avoir ou non des candidats « sûrs ». Enfin, voici qu’une date est fixée – le lundi 28 septembre – pour ces élections aux postes de direction de la ComUE et voici même qu’est accepté ce qui était jugé inacceptable et contraire à l’esprit des statuts, deux mois auparavant : organiser une élection avec plusieurs candidats. Tout pouvait donc sembler aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, d’autant que les deux « candidats uniques » avaient en juin déclaré ne plus vouloir faire acte de candidature (il avait même été écrit sur le site de l’Université de Paris Ouest Nanterre que M. Jouvet ne se représenterait pas). Pourtant nous venons d’apprendre que MM. Jouvet et Dargent ont décidé de se représenter. On y verra une marque de la considération accordée à l’expression des élu(e)s au CA de la ComUE : puisque ces derniers n’ont pas voulu de ces deux candidats, proposons-les donc de nouveau !

Peu importe que le candidat à la présidence soit aussi celui qui a occupé la vice-présidence de la ComUE sortante et qu’il n’en ait jamais fait état dans ses présentations de candidature en juin dernier ; peu importe qu’il ait piloté la candidature i-site sans en donner un véritable bilan quelconque malgré le résultat négatif ; peu importe qu’il ait dirigé des réunions de la ComUE avant même d’être (éventuellement) élu comme si les élections n’avaient pas la moindre importance ; peu importe que ce même collègue ait déclaré en juin dernier qu’il ne serait plus candidat à la présidence de la ComUE avant de changer d’avis en juillet.

Peu importe que le candidat à la vice-présidence ait aussi dit qu’il ne serait plus candidat à la vice-présidence et que la présidente de Paris 8 ait affirmé quasiment publiquement qu’il n’en était plus question ; peu importe que ce candidat à la vice-présidence considère comme audible qu’il puisse être VP de la ComUE tout en restant conseiller de Paris, président d’une importante institution parisienne comme l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR – et à ce titre mandaté pour représenter l’Apur dans les instances de la Fédération nationale des agences d’urbanisme), membre du conseil d’administration de la société de la Tour Eiffel, sans compter quelques autres responsabilités ; peu importe qu’il ait pu lors du CA du 11 juin répondre à une question d’un collègue Biatoss, perplexe devant le nombre de ses casquettes, que la décharge de 50% de ses cours liée à la VP de la ComUE lui donnerait le temps nécessaire pour faire le travail de VP...

L’un est candidat parce que son président, malgré tous ses efforts, n’a pas réussi à trouver un autre candidat ; l’autre l’est parce que sa présidente n’en a pas non plus trouvé d’autre et que, s’il ne l’était pas, on pourrait, dit-il, penser que c’était lui la cause du retentissant fiasco du 11 juin dernier...

Nous ne partageons visiblement pas la même conception de la démocratie universitaire et certaines questions doivent revenir au cœur du débat : quel type de gouvernement veut-on pour cette comUE ? Considère-t-on comme allant de soi que la ComUE soit conçue comme un accélérateur de la présidentialisation due à la loi LRU en faisant entièrement dépendre cette nouvelle institution des desiderata des deux présidents d’université ? Quelle est la crédibilité dans ces conditions de la notion de « ComUE confédérale » (on n’ose plus parler de « ComUE démocratique » étant donné le rapport aux processus électoraux de ces personnes) ? Comment résister au chantage à la participation aux « investissements d’avenir » ? Qu’en est-il de la place du CNRS dans la ComUE et, symétriquement, des liens de recherche fructueux qui peuvent exister avec des équipes et des laboratoires, CNRS ou non, qui n’appartiennent pas à la ComUE UPL ? Quid de l’articulation entre la ComUE et le campus Condorcet ? Quelle place peut être laissée à nos associés dans le fonctionnement de la ComUE ? Pour quelles raisons les deux projets structurants de la ComUE (le Centre des Arts et le Collège d’études politiques), pourtant inscrits dans ces contrats de plan et de site qui sont censés être les tables de la loi, ont-ils été oubliés ou ont-ils subi d’incessants renvois et tergiversations des présidences ?

C’est pour traiter de ces questions essentielles que les listes Décidons en commun de notre avenir ! présenteront des candidats à toutes les élections ouvertes à candidatures multiples. Nous le ferons pour porter une autre conception du gouvernement, de la circulation de l’information, du suivi des dossiers, de la programmation des projets, de la consultation des communautés universitaires, de la prise en compte des intérêts de toutes les catégories de personnels, de l’avenir de nos universités. Le tout dans le respect des prérogatives des établissements et aussi dans le respect des résultats aux dernières élections où nos listes ont fait plus que jeu égal avec les listes « présidentielles » si l’on additionne les résultats des deux universités.

Pour refuser que soit serré un peu plus fort le nœud coulant de la loi LRU et pour que le gouvernement de la ComUE ne soit pas le prétexte d’une loi LRU au carré !

Décidons en commun de notre avenir !

Nous vous invitons à discuter avec nos candidats aux postes de président (Philippe Rygiel, Paris Ouest Nanterre) et vice-président (Jean-Louis Fournel, Paris 8)

à Nanterre le lundi 21 septembre à partir de 14h (salle à déterminer)

et

à Saint-Denis le jeudi 24 septembre à 12h30 en salle D 143